SEGUY Raymond

Evêque

Evêque d’Autun de 1987 à 2006

1929 : Naissance le 8 décembre à Rieupeyroux (Aveyron) dans une famille de petits propriétaires agriculteurs-éleveurs

Sa langue maternelle fut l’occitan du Rouergue

1954 : Ordonné prêtre le 18 Septembre à Rodez

Elève à l’université grégorienne de Rome

1956 : Licence de Théologie

1956 à 1965 : Missionnaire diocésain au diocèse de Rodez

1960 à 1970 : Aumônier diocésain de l’Action Catholique des milieux indépendants

1966 à 1977 : Membre du conseil épiscopal

1975 à 1977 : Délégué diocésain à l’apostolat des laïcs. CMR, Secours Catholique

1977 : Curé de Séverac-le-Château, doyen

1981 : Nommé évêque de Gap il reçoit la consécration épiscopale le 22 novembre à Rodez

Il appartient à la commission épiscopale du Monde Rural.

1987 : En août, il est nommé évêque d’Autun

Sa devise épiscopale : « Vade, noli timere » Va, ne crains pas

Quelques événements marquants de l’épiscopat de Mgr Séguy

Une action importante a été la préparation et la promulgation des 40 engagements du diocèse en  »solidarité ». Ce fut un long travail commencé dès le début des années 1980 par le Conseil Presbytéral et élargi à des groupes divers par le Père Émile Duhesme.

Ce fut alors la production de documents, assemblées de type  »assemblée synodale » jusqu’à la fête diocésaine de Taizé le 1er octobre 1995. Au cours de ce rassemblement de 5000 personnes, l’évêque ne s’est pas contenté de promulguer les  »40 engagements » : il a aussi ordonné six diacres permanents. Depuis lors, chaque année, les engagements ont été relus le premier samedi d’octobre, sous des angles différents. En 2000 et 2005, de grands rassemblements diocésains ont eu lieu sur le même thème, revu et relancé.

Dès la parution du document de l’épiscopat français relatif à la  »proposition de la foi dans la société française », Monseigneur Séguy a eu le souci de relier les 40 engagements à la source évangélique : le Christ. Il l’a fait en 2000, à Taizé, au regard des huit béatitudes et, en 2005, toujours à Taizé, au regard du double commandement d’amour et de Dieu et du procain.
Ces 40 engagements, centrés sur la double exigence annonce de la foi et promotion de la charité-solidarité sont, en quelque sorte, la colonne vertébrale de la pastorale du diocèse.
Autre chantier d’importance : la réorganisation des paroisses. Comment passer de l’émiettement des paroisses (535 !) à des ensembles cohérents ? On pourrait noter ici, sans esprit polémique, que l’Église avec l’inter-paroissialité a été en avance sur la société civile avec l’intercommunalité et autres regroupements territoriaux.

La paroisse a fait l’objet de réflexion sous plusieurs angles. L’angle local : partout où cela a été possible, des personnes ont donné leur avis. L’analyse sociologique s’est faite avec l’INSEE ou en dialogue avec des élus. Un travail de type théologique et canonique (la loi qui organise la vie de l’Église) a été mené avec l’étude de la lettre encyclique de Jean-Paul II sur  »les fidèles laïcs chrétiens ».

Mgr Séguy a veillé à ce que les nouvelles paroisses ne se résument pas à un simple redécoupage géographique, mais permettent aux laïcs catholiques de prendre de réelles responsabilités, notamment dans les Équipes d’Animation Pastorale (EAP) et les Conseils Économiques.

Il a veillé aussi à la création des doyennés regroupant en moyenne « quatre paroisses nouvelles », correspondant à des entités typées : par exemple le Morvan, la Bresse, le Brionnais, le Mâconnais…

Aujourd’hui le diocèse compte 50 paroisses et 10 doyennés.

La création des nouvelles paroisses a fourni à l’évêque l’occasion d’organiser des visites pastorales au cours desquelles il a manifesté un triple souci : rencontrer les élus – rencontrer la Cité, notamment dans son aspect économique – rencontrer les chrétiens à travers leurs activités et leurs engagements.

Au niveau administratif et économique, Monseigneur Séguy s’est entouré de personnes de hautes compétences dans les secteurs sensibles. Il a ainsi mis sur pied un Conseil diocésain pour les affaires économiques (prévu par le droit de l’ Église) d’une grande qualité.

Mgr Séguy a eu le souci de la vie spirituelle. Il s’est intéressé au pèlerinage de Paray-le-Monial et à la dévotion au Sacré Coeur de Jésus. Il a su accueillir les communautés nouvelles comme l’avait déjà fait son prédécesseur, notamment les  »Béatitudes » (La Chaux, près de Cuisery). Il est le référent ecclésial des communautés religieuses telles que la Communauté des Frères de St-Jean et les Sœurs Apostoliques de St-Jean.

Sensible à l’histoire et fortement intéressé par la figure des saints qui marquent le terroir bourguignon comme autant d’Évangiles, il a écrit un livre qui fera référence dans ce domaine.
En 19 années d’épiscopat, Monseigneur Séguy a eu la joie d’ordonner 34 prêtres et une vingtaine de diacres permanents. Il a donné  »une lettre de mission  » à des religieuses et à des laïcs qui travaillent pour le service de l’ Église dans un contexte d’indifférence croissante qui marque durement les  »années Séguy » et pèsera sur le ministère de son successeur.

Pour conclure, Monseigneur Séguy a régulièrement travaillé avec les Conseils qui, à des titres divers, portent le souci de l’Église de Saône-et-Loire. Un tel travail ne fait pas de bruit. Il est loin de manquer d’efficacité.

P. Georges Auduc

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