BALLOT Claude-Marie

Prêtre

1922 : Né le 21 mars à Gibles (Brionnais)

Ecole primaire à Gibles puis, entrée au Petit Séminaire Saint-Hugues à Paray-le-Monial

1939 : Petit  Séminaire de Rimont

1942 : Grand Séminaire d’Autun

Réfractaire S.T.O. (service travail obligatoire en Allemagne)

Sursitaire des Chantiers de Jeunesse

Six mois d’armée à Dijon

1948 : 29 juin, ordination à Autun par Mgr Lebrun

1949 : En janvier, vicaire à Beaurepaire-en-Bresse

1952 : Curé de Ciel Toutenant, puis Saint-Didier-en-Bresse

1972 : Curé de Mervans

1998 : Retraité à la cure de Simard

Dans mes paroisses, et dans ma vie, j’ai rencontré beaucoup de gens de toutes sortes et fait partie de sociétés et de bureaux.

J’ai découvert que vivre proche des gens, partager leur vie, joies et peines, est quelque chose de primordial. Quand on vit proche les uns des autres et qu’on travaille ensemble, les relations ne sont plus les mêmes.

Rendre l’Eglise ouverte, accueillante, la rendre sympathique et permettre à des gens de bonne volonté d’accepter de prendre des responsabilités et du service dans l’Eglise.

Il me semble qu’il y a un manque dans notre Eglise : celui de ne pas assez croire aux possibilités de personnes qui ne font pas de bruit et qui seraient prêtes à faire quelque chose. « Faire quelque chose, comme dirait Mère Teresa ». Le Seigneur nous surprend parfois.

Mon Espérance. Ce qui me fait marcher dans ma vie, c’est la prise de conscience que quelles que soient les circonstances, le Seigneur est là, présent, vivant avec nous, tous les jours. « Je suis avec vous tous les jours ». « Je frappe à la porte ; si vous m’ouvrez j’entrerai chez vous, je me mettrai à table avec vous ».

Cette présence de Dieu agit dans le monde et, en nous, sans bruit. « La graine de moutarde – le levain dans la pâte ». J’ai vu des mourants attendre mon arrivée pour recevoir le sacrement des malades, et la prière à peine terminée, ils s’endormaient dans le Seigneur. J’en ai pleuré.

Avoir une foi à transplanter les montagnes. Rien n’est impossible à Dieu.

Le monde d’aujourd’hui est un monde déboussolé, qui a perdu ses repères, mais qui, à certaines occasions, a des réactions positives. Ce qui pour moi est signe de l’action invisible de la parole de Dieu et la présence du Seigneur.

Dans l’Eglise, il se passe des choses formidables, ainsi que dans le monde. On n’en parle jamais, ou si peu (tous les dévouements, d’association, de famille, etc.).

Des tas de gens, des tas d’associations et de familles se débattent dans des problèmes de toutes sortes (santé, chômage, dettes, éducation des enfants, divorce…). Elles ont besoin d’Espérance, c’est-à-dire d’être accueillies, aimées, comprises par l’Eglise. Le Vivre ensemble a besoin de chaleur humaine, de partage.

C’est pourquoi, avec la retraite, étant plus ou moins hors course, je prie beaucoup pour que le Seigneur, par le souffle de son Esprit, dégage un coin de ciel dans la vie de chacun, surtout ceux qui ont des épreuves et que ceux et celles qui sont en bonne santé physique et morale rendent visible l’action de Dieu dans notre monde. Sans oublier la Vierge Marie et les Saints qui ont bâti l’Eglise.

J’aime bien saint Paul, un ardent, un courageux, qui vit la présence de Dieu partout où il passe – bâtisseur de communautés – reconnaissant sa petitesse. « Je ne fais pas tout le bien que je voudrais. C’est quand je suis faible, que je suis fort. Rien n’est possible sans le Christ. C’est le Christ qui vit en moi ».

Mère Teresa « Il faut faire quelque chose. Ce n’est pas moi qui agit, c’est le Christ qui agit par moi ».

Dieu a pris un visage d’Homme. « Je suis tous les jours avec vous jusqu’à la fin du monde. »

« Vivre c’est le Christ ».

« Le croyant est comme un arbre planté au bord d’un fleuve ».

« Comme la pluie qui tombe et féconde la terre, la parole de Dieu  ne revient pas sans avoir fécondé le monde ».

« Le Seigneur est avec ceux qui se tournent vers lui ».

« Quand vous demandez quelque chose, croyez que vous l’avez déjà obtenu ».

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau ».

Un prêtre diocésain doit être en lien avec son Evêque.

Un diocèse comprend plusieurs générations de prêtres de formation différentes, l’unité n’est pas facile. C’est pourquoi le « Vivre ensemble » est important.

La vie et la rareté des prêtres fait qu’il est difficile de se rencontrer. Vivre ensemble, prier et réfléchir ensemble, vivre ensemble comme des frères.

C’est pourquoi les rencontres diocésaines, les paroisses en fête, les messes en famille, et toutes sortes d’animations, sont importantes. La solitude du prêtre est réelle et particulièrement pour les prêtres en retraite.

Que les prêtres cheminent avec leur Evêque, et marchent dans le même sens, est important.

En retraite, plus ou moins hors course, je suis au courant de la vie du diocèse par La Semaine Religieuse et les comptes-rendus que le doyenné me fait parvenir.

A part les deux prêtres de la paroisse (Trinité – St-Germain-du-Bois) avec lesquels je mange une fois par semaine, il est rare de rencontrer un prêtre, étant handicapé et ne pouvant sortir seul.

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