ALEXANDRE Marcel

Prêtre

1923 : Naissance le 11 juin à Saint-Prix-sous-Beuvray

2e enfant d’une famille originaire de la Nièvre. Ecole primaire à Saint-Prix. Certificat d’études.

1936 : A partir de 13 ans participation aux activités de l’exploitation agricole familiale, travail dans la forêt domaniale du Folin, plantation de sapins En vue de l’avenir, études sous la surveillance d’Alain Dugas. Alain Dugas travaillait au G.I.R.P.I.A. (Groupement  interprofessionnel de répartition des produits indispensables à l’Agriculture) d’Autun.  Il revenait à St-Prix chaque dimanche et surveillait son travail. Alain Dugas entrera lui aussi au séminaire.

1942 : Entre au Grand Séminaire d’Autun section des « vocations tardives ».

1945-1946 : Service militaire dans les services de santé de l’Armée jusqu’en mars.

1948 : Ordonné prêtre le 18 décembre, le samedi des « Quatre temps de l’Avent », dans l’église Notre-Dame d’Autun par Monseigneur Lebrun.

1949-1951 : Vicaire à Bourbon-Lancy.

1951-1961 : Curé de Briant, desservant aussi St-Didier-en-Brionnais, Varennes-l’Arconce, Sarry.

1961-1967 : Oudry, Chassy.

1967-1992 : La Guiche. Aumônerie du sanatorium départemental de Saône-et-Loire.

1985 : Prise en charge de Le Rousset Saint-Quentin, Noireux.

1992 : Saint-Léger-sous-Beuvray, La Grande-Verrière Saint-Prix, Glux-en-Glenne (Nièvre).

2009 : Retraite à St-Léger-sous-Beuvray.

2014 : Décède en mars

Activités diverses :

1961-1967 : Service auprès des religieuses franciscaines d’Oudry et Vérosvres.

1967-1992 : Continuation des services auprès des franciscaines de Vérosvres.

1972-1992 : Service hebdomadaire au Carmel de Mazille.

1954-1988 : Participation aux activités de l’Association Voyages et pèlerinages de Lugny

 

Ce qui a animé ma vie :

L’appartenance à un presbyterium uni à l’évêque.

La fraternité sacerdotale.

Les relations d’amitié avec l’abbaye cistercienne de Sept Fons.

La liturgie des heures – l’Eucharistie – l’oraison quotidienne.

Le mois sacerdotal à l’abbaye de Cîteaux en 1952 avec le père Fernand Guimet.

Le travail avec les groupes d’enfants, de jeunes d’adultes.

L’évolution de l’Eglise.

Le concile Vatican II.

Le 25 janvier 1959, en suivant la célébration de la fête de la conversion de saint Paul à la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, retransmise par Radio-Vatican, l’annonce d’un concile œcuménique par le pape Jean XXIII m’a comblé de joie et d’espérance. Le dimanche suivant, j’annonçais cette nouvelle étonnante aux paroissiens de Briant. Depuis cette annonce, j’ai connu la préparation de cet événement. J’ai vu la transformation de la nef centrale de la basilique St-Pierre en une immense salle de travail. J’ai eu la chance plusieurs fois d’assister à la messe qui inaugurait chaque jour le travail de l’assemblée conciliaire. Inoubliable !

Et maintenant, au cœur d’un monde en pleine évolution, la foi dans le mystère de l’Eglise fondée sur Pierre continue de me faire vivre dans l’espérance. Et, par-dessus tout, vivre l’amitié avec le Christ : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis ».

 

Obsèques du père Marcel Alexandre en mars 2014

Voici le texte qui a été lu lors des obsèques du père Alexandre. Ses amis et sa famille avaient retenu les paroles extraites de l’intervention qu’il avait prononcée le 16 août 2006 lorsqu’il fêtait ses 60 ans de vie sacerdotale.

Père Marcel Alexandre, Monsieur l’abbé comme vous aimiez que l’on vous nomme, Monsieur le curé comme beaucoup de gens vous appelaient, Voici en quelques mots un résumé de votre longue vie terrestre.

Vous êtes né à Saint Prix le 11 juin 1923 dans une famille unie de trois enfants. Votre scolarité commence à l’école communale de Saint Prix, avec les nombreux enfants du village. Après votre certificat d’étude, vous vous mettez au travail de la terre avec votre père, au travail en forêt. C’est l’abbé Bornet, curé de St-Prix et Glux-en-Glenne, qui vous « fait » le catéchisme et vous prépare à la communion et à la confirmation

Maintenant pour évoquer votre vie sacerdotale, permettez-moi de reprendre vos écrits. Voici, partiellement, vos propos du 16 août 2008, lors de votre jubilé sacerdotal de diamant.

« Permettez-moi d’évoquer une date; elle n’appartient pas à la grande histoire

mais je pense qu’elle est la source première de ma vocation sacerdotale et de mon activité pastorale. Le 6 mai 1936, un jeune morvandiau descendait du Haut-Morvan, à pieds et en sabots, un casse-croûte dans une musette, et se rendait à Saint-Léger-sous-Beuvray pour y recevoir le sacrement de Confirmation.

Le sacrement de Confirmation, c’est le don de l’Esprit pour être témoin. Ce jour-là, je n’ai pas saisi l’importance de ce Don de l’Esprit, ni celle de la force spirituelle déposée au coeur de ma vie.

Avec le recul du temps et de l’expérience, j’ai découvert que cette force spirituelle m’accompagnait tout au long de l’existence. Elle a d’abord suscité en moi le désir de faire de ma vie quelque chose d’utile. Peu à peu a grandi en moi la pensée que je pourrais suivre le Christ découvert dans les Évangiles et répondre à son appel comme les disciples. Cette force m’a soutenu pour reprendre des études et préparer l’entrée au Grand Séminaire, tout en continuant à travailler.

Elle m’a soutenu durant les années de séminaire, commencées dans une période difficile: la guerre, l’occupation, les restrictions, la vie dans l’ancienne abbaye Saint-Martin. Après l’ordination, en 1948, la vie sacerdotale a commencé, vicaire à Bourbon-Lancy, pendant 3 années puis curé dans le Brionnais – Charolais pendant quarante et un ans: Briant pendant 10 ans – Oudry chassy pendant six ans – La Guiche avec l’Aumônerie du Sanatorium pendant vingt-cinq ans. Enfin, la dernière étape: Saint-Léger-sous-Beuvray, (avec Glux-en-Glenne, Saint-Prix, La-Grande-Verrière et Monthelon), le retour dans ma région d’origine.

Tout ce ministère, je l’ai vécu tout au long d’une période qui a connu tant de changements, d’évolutions, de turbulences, de transformations.

Qu’est-ce qui m’a aidé à faire face ?

➢ L’oraison et l’Eucharistie,

➢ L’attachement à mes lieux de vie,

➢ Le partage de la vie des villages qui m’étaient confiés,

➢ Le service des malades,

➢ La fraternité sacerdotale,

➢ Le jardinage et la cuisine.

Tous ces éléments m’ont aidé à rester fidèle, à rester fidèle moi-même, à cultiver, jour après jour, la joie de vivre et de servir le Christ et son Église.

J’ai eu aussi la chance et la grâce de « voir de près » le Concile Vatican II et de vivre l’extraordinaire renouveau qu’il a fait naître. Cela m’a ouvert au Mystère de l’Église, bâtie sur le Roc appelé Pierre et guidée par l’Esprit sur les routes de l’histoire.

C’est ce même Esprit, reçu un jour de 1936, qui m’a conduit tout au long de soixante ans de vie (sacerdotale) et en a fait une passionnante aventure. Je compte maintenant sur cette force pour vivre l’étape de la vieillesse, pour rendre encore quelques services, soutenu par un environnement sympathique et fraternel et pour attendre, dans la sérénité, le jour où la terre de mes ancêtres, me prendra dans ses grands bras pour l’éternel Jubilé. »

Après ce jubilé, vous avez, comme vous le souhaitiez, continué à « rendre service » Début 2014, affaibli physiquement, vous rejoignez la maison Saint-Antoine à Autun. Et c’est au soir du 16 mars, à l’aube de vos 92 ans, que vous quittez cette terre pour « l’éternel jubilé »

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