Sœurs St-Joseph de Cluny, Anne-Marie Javouhey, fondatrice

Anne-Marie Javouhey, née le 10 novembre 1779 dans un village de Côte d’Or, entend, aux lendemains de la Révolution, l’appel de Dieu à annoncer son amour pour tous. Cet appel la conduira bien au-delà de sa Bourgogne natale, en Afrique, en Amérique du sud, sans distinction de race, de religion, de condition sociale.
Elle met ses dons exceptionnels au service de Dieu et de son prochain et, le 12 mai 1807, fonde, à Chalon sur Saône, la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph qui prend le nom de « Cluny » en 1812 quand elle installe ses sœurs dans le couvent des Récollets à Cluny.
À la demande du ministre des colonies, elle envoie des sœurs à l’Île Bourbon (La Réunion) pour l’éducation des enfants. Ce sera le début d’une grande aventure missionnaire qui la conduira en Afrique puis en Guyane.
Trois révolutions jalonnent sa vie, des obstacles multiples entravent ses projets, d’énormes distances la séparent des lieux de mission. Mais rien ne l’empêche d’agir pour promouvoir la dignité et les droits de tous ceux qu’elle rencontre, surtout les enfants, les malades, les pauvres, les Africains, les esclaves dont elle travaille à la libération en Guyane. Elle meurt à Paris le 15 juillet 1851 et elle est béatifiée à Rome le 15 octobre 1950.
Dans le sillage d’Anne-Marie Javouhey, les soeurs poursuivent l’oeuvre qu’elle a commencée.
De diverses races, nations, langues, cultures, unies dans la même fidélité à la Volonté de Dieu qui veut le salut de tous, elles oeuvrent pour faire jaillir en chaque personne la plénitude de son être. Leur action s’exerce dans: l’éducation, la pastorale, la santé, la promotion humaine…
Elles annoncent, par la parole et par leur témoignage, l’amour de Dieu pour tout homme, éduquent chacun, dans le respect des valeurs et des différences, soignent et accompagnent les plus démunis, mettent tout en oeuvre pour faire grandir chacun dans toutes ses dimensions. Elles sont attentives aux événements, répondent aux besoins de leur temps et aux appels de l’Esprit, et participent ensemble à la mission de l’Église pour la liberté de tous les hommes et de tout l’homme.

La communauté de Cluny-Les Récollets
La communauté a été fondée en mai 1812, par Anne Marie Javouhey elle-même. La maison des Récollets était alors la maison mère de la congrégation avec le noviciat; elle le restera jusqu’à son transfert à Paris en 1853. Une école primaire dirigée par une laïque fonctionne encore sur le site des Récollets. La plus grande partie des locaux accueille une quarantaine de sœurs aînées dans un
cadre reposant et une maison entièrement remise aux normes EHPAD. Cette proximité enfants-personnes âgées permet d’intéressants échanges intergénérationnels.
Cluny demeure lieu de ressourcement spirituel, de pèlerinage ou de repos pour toutes les sœurs de la congrégation. Située sur un chemin de Compostelle et sur celui d’Assise, la communauté accueille souvent des pèlerins pour une étape de leur périple.
Grâce à cet accueil et à la participation de plusieurs sœurs aux activités de différentes associations locales, la communauté reste ouverte sur le monde proche et lointain.

La communauté de Ciry-le-Noble

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Deux cents ans après la fondation des Récollets à Cluny, Mgr Rivière demandait à la congrégation de faire une implantation sur le Bassin Minier. Trois sœurs se sont alors installées dans l’ancienne cure de Ciry-le-Noble.
La mission de la communauté est une présence d’Église. Une sœur est animatrice en pastorale dans un collège privé, une autre est infirmière la troisième a davantage une mission d’écoute en particulier auprès des personnes âgées ou malades. Toutes trois sont engagées dans la vie de la paroisse: liturgie, mouvements (MCR, jeunes etc).

La communauté de Saint-Marcel

En 1817, Anne-Marie fait l’acquisition de l’enclos des moines stjoseph1qui, à part un petit bâtiment au fond de la cour n’était plus qu’un champ de ruines. En 1826, eut lieu l’inauguration des locaux.
D’abord école, puis hôpital psychiatrique. Ensuite un cours ménager est ouvert en 1942. Il sera fermé en 1970. Un dispensaire est ouvert dans les locaux de la communauté en 1979, avec visite des malades à St-Marcel et dans les villages environnants. Cette activité permet une plus grande proximité avec la population. Ce dispensaire sera fermé en 1989.
Depuis la fondation de la communauté les sœurs sont engagées sur la paroisse (catéchèse, mouvements d’Action Catholique).
Dès 1952, la maison reçoit des personnes âgées. Petit à petit, le soin de ces dames dont le nombre atteint vingt-cinq, devient l’activité principale de la communauté. Des sœurs aînées ou en repos viennent les rejoindre et dans la mesure de leurs forces apportent leur aide. En 2007, la maison ne répond plus aux normes exigées pour les maisons d’accueil de personnes âgées et cette activité cesse.
En mai 2007, la célébration du bicentenaire de la fondation de la congrégation à l’église de St-Pierre de Chalon-sur-Saône fut un moment important pour tous. Des sœurs venues du monde entier y participaient.
stjoseph3Actuellement, notre communauté est un lieu de repos pour les sœurs en retraite. Parmi elles, quelques-unes sont présentes dans les équipes du Rosaire, l’animation des messes dominicales et le service des obsèques, les équipes du SEM et du MCR.

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