DEVILLARD Jean-Noël

Prêtre

1939 : Naissance à Champlecy le 24 décembre

Etudes secondaires à Semur

1958 : Entrée au Séminaire d’Autun

1965 : Ordonné prêtre le 29 août

1965 : Prêtre stagiaire à Strasbourg

1966 : Aumônier adjoint au lycée de Montceau-les-Mines

1968 : Responsable de l’équipe Notre-Dame de Montceau

1969 : Curé de Notre-Dame de Montceau

1972 : Responsable secteur de Montceau centre

1980 : Plus coordination mission ouvrière du Bassin Minier

1982 : Equipe Saint-Vallier-Bellevue

1986 : Animateur paroisses Saint-Henri et Saint-Laurent au Creusot

1989 : Vicaire épiscopal zone Autun-Le Creusot-Montceau

1995 : Vicaire épiscopal zone Autun-Le Creusot-Montceau et responsable du service des migrants

2001 : Vicaire épiscopal zone Autunois-Le Creusot-Montceau

2007 : Curé paroisse Saint-Lazare en Autunois

Ministre de l’Imprévisible : issu d’un monde agricole, fils d’éleveurs traditionnels du Charolais, je me voyais comme « curé de campagne » comme on disait à l’époque de ma jeunesse. Je demandais à mon évêque de ne pas me nommer à Montceau-les-Mines, et pas aumônier de lycée.

J’avais peur du monde industriel, je ne connaissais absolument rien au monde des travailleurs, pas plus qu’au monde des jeunes. Après une année d’études complémentaires à Strasbourg en catéchèse, j’ai été nommé aumônier de lycée à Montceau-les-Mines ! Tout au long de mon ministère j’ai été appelé pour des services que je ne me sentais pas capable d’accomplir. Il est vrai que l’image souvenir de mon ordination portait la mention: « Ma grâce te suffit ».

Et je dois dire que grâce à une vie d’équipe sacerdotale de grande qualité fraternelle et missionnaire, je suis allé de découverte en découverte. J’en cite quelques-unes qui m’ont émerveillé, bouleversé, et auxquelles je me suis donné sans compter, avec d’autres, toujours en équipe.

Découverte de la démarche d’Action Catholique Spécialisée (en monde ouvrier, en milieux indépendants, dans les milieux sanitaires et sociaux, pour les cadres, les femmes etc..) avec une spiritualité missionnaire très riche, un vrai soutien des équipes d’aumôniers, une réflexion et une analyse constante.

Découverte de la mission ouvrière qui donne à chacun laïc, prêtre, diacre, religieuse, enfant, jeune et adulte toute sa place au sein de l’Église enracinée dans les réalités du monde et envoyée au monde.

Découverte de la grande dignité des baptisés, de leur mission non seulement dans l’Église, mais aussi dans le monde.

Découverte du service du catéchuménat : à Montceau j’ai eu l’occasion de cheminer, avec une équipe super (laïcs-religieuses-prêtres) dans la découverte de la foi avec environ 150 adultes, issus pour la plupart de mondes très hostiles à l’Église.

Beaucoup disaient : « Moi je ne suis pas du curé » (Sic). J’ai baptisé un jeune homme qui précédemment avait été baptisé au vin rouge, dans sa famille ! J’ai vu l’action de l’Esprit Saint, les transformations et les résistances. Je pense qu’au long de mon ministère j’ai accueilli près de 200 adultes qui désiraient le baptême. Découverte de la pastorale des Migrants et du dialogue interreligieux. Ceci est raconté par ailleurs. Joie d’accompagner un groupe de femmes dont le point commun était « j’ai connu la dépression » : groupe de paroles et d’écoute, d’accompagnement spirituel et chemin de foi. Joie du ministère de curé à Montceau, au Creusot, à Autun, accueillir, cheminer avec des personnes, créer des liens, célébrer, appeler, envoyer, proposer… ministère auprès des malades aussi. Grande amitié avec beaucoup de laïcs. J’ai particulièrement aimé la rencontre des familles en deuil, l’écoute de leurs souffrances, la recherche de compréhension de leur vie, la proposition de «  l’espérance qui est en nous ». Je ne pensais pas non plus collaborer avec les prêtres de la communauté de l’Emmanuel. C’est pourtant là encore l’appel qui m’a été adressé. C’est important que nous nous attelions à la même charrue, dans le dialogue et le respect mutuel, sans regarder en arrière, dans la confiance mutuelle.

Participation au ministère épiscopal pendant près de deux décennies comme vicaire de Mgr Raymond Séguy puis de Mgr Benoit Rivière… proximité des prêtres, appel au diaconat, soutien de communautés religieuses, encouragement aux laïcs dans leurs initiatives et responsabilités, soutien aux grandes initiatives diocésaines : les rendez-vous de la solidarité, la constitution des nouvelles paroisses, le dialogue entre les religions.

Ce sera à mettre à l’actif de ces 50 dernières années que la remise en forme de la cathédrale Saint-Lazare. Le Chanoine Grivot, le père Aucourt, le père Bouard, le père Calimé y ont largement contribué. L’État, dans des rouages complexes, tient à cet héritage patrimonial. Il y investit beaucoup et conduit ces chantiers avec compétence. Nous avons un ministère de vigilance pour veiller à l’affectation cultuelle de l’édifice. Je ne pensais pas avoir un jour à avoir à prendre soin d’une cathédrale en pleine rénovation ! Mes compétences artistiques sont bien limitées !

Et en même temps, je me rends compte qu’une cathédrale est un vrai lieu d’évangélisation de publics très diversifiés, curieux et avides, mais pour la plupart sans repères. Il faudrait davantage de temps et de moyens pour que la rénovation de la cathédrale s’accompagne d’un renouveau de la pastorale dans cette église mère du diocèse. J’ai toujours eu  la chance de pouvoir me ressourcer auprès d’amis et de ma famille toujours accueillante, et de respirer l’air pur des collines charolaises et des bocages verdoyants, où se mêlent à la blancheur des vaches, l’ocre des calcaires.

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